Jeudi, 18 juin, 14h00 – 15h00
La conférence 2026 du Consortium national pour la cybersécurité
Table ronde : Protéger l’intelligence : compétences, recherche et préparation du canada contre les systèmes d’IA antagonistes
À mesure que l’intelligence artificielle s’intègre de plus en plus à l’infrastructure critique, à la défense et aux services publics, la compétence humaine et des priorités nationales réfléchies en matière de recherche seront nécessaires à la sécurité des systèmes d’ia. La conférence aborde deux questions essentielles : la formation actuelle en cybersécurité (fondée sur des pratiques de logiciel traditionnel) est-elle suffisante pour contrer l’ia antagoniste? Le Canada considère-t-il la recherche en sécurité en matière d’ia comme une priorité nationale? Les panélistes examineront les menaces en pleine évolution, les manques à combler en matière de compétences et les investissements nécessaires afin de s’assurer que le Canada puisse développer, tester et défendre des systèmes d’ia qui contribuent à sa résilience future.

Emily Laidlaw est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de la cybersécurité et professeure agrégée à la Faculté de droit de l’Université de Calgary. Collaboratrice dévouée, elle s’implique autant dans la recherche que dans la formation. Ses nombreux chapeaux incluent ceux de professeure invitée Rovinescu pour la lutte contre les discours haineux, de Fellow principale au Centre for International Governance Innovation, de membre associée du Centre de recherche en droit, technologie et société de l’Université d’Ottawa, ainsi que de Fellow pour le Centre for Military, Security and Strategic Studies. En plus de ses travaux universitaires, elle met son expertise à contribution au sein des conseils d’administration du Consortium national pour la cybersécurité et de la Canadian Internet Society. Elle exerce le droit au sein de son propre cabinet, Laidlaw Legal.
Ses recherches portent sur la réglementation des technologies, la cybersécurité et les droits de la personne, avec un accent particulier sur la réglementation des plateformes, la protection de la vie privée, les préjudices en ligne, la liberté d’expression et la gouvernance d’entreprise. Mme Laidlaw est l’autrice de Regulating Speech in Cyberspace: Gatekeepers, Human Rights and Corporate Responsibility (Cambridge University Press, 2015) et co-éditrice aux côtés de Florian Martin-Bariteau de Security of Self: A Human-Centric Approach to Cybersecurity (Ottawa University Press, 2025).

Amir Belkhelladi est le responsable canadien de Deloitte pour le domaine de l’IA souveraine. Il guide la stratégie et l’innovation de l’entreprise dans ce domaine en pleine évolution. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans la cybersécurité et la gestion des risques, dont huit ans en tant que responsable canadien de la pratique des cyberrisques, Amir s’est forgé une réputation en fournissant des conseils stratégiques et en dirigeant d’importants programmes de transformation à l’échelle mondiale.
Reconnu pour son engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion, Amir intègre ces valeurs dans son approche du leadership, favorisant ainsi la création d’équipes collaboratives et hautement performantes. Sa combinaison unique d’expertise technique, de leadership exécutif et de solides compétences en communication le place à l’avant-garde de la confiance numérique et de l’adoption responsable de l’IA au Canada.

Larry Keating est le fondateur et le président de NPC DataGuard, où il a développé et lancé une solution gérée de sécurité des terminaux, une première dans son secteur. Il est également président et chef de la direction de Keating Technologies, une société qu’il a lui-même fondée en 1987. Celle-ci a généré plus de deux milliards de dollars en ventes et services liés à la technologie d’un bout à l’autre du pays, ce qui lui a permis de se classer à trois reprises parmi les 50 sociétés les mieux gérées au Canada.
Larry a occupé des postes de conseiller pour la province de l’Ontario, le Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario et le Forum Canadien des Marchés Financiers. Il a récemment obtenu le titre de Fellow principal du Forum sur l’IA pour les pays en développement (AIFOD) à Genève, pour lequel il a assumé une fonction de président du comité sur la souveraineté des données et la gouvernance. Lors de ses nombreuses conférences, ses sujets de prédilection sont la cybersécurité, l’IA, la confidentialité et l’innovation technologique. Par ailleurs, il s’implique dans diverses initiatives communautaires et soutient plusieurs organismes sans but lucratif au Canada.

Alors qu’il était employé de Google dans les débuts du géant américain, Shuman a mis sur pied la catégorie de produits Trust & Safety, protégeant plus d’un milliard d’utilisateurs et de publicitaires. Il a également contribué au lancement de Gmail. Plus tard dans sa carrière, il a été nommé directeur de la technologie de Shape Security, une société dont la plateforme d’IA a protégé les plus grandes banques, compagnies aériennes et organismes fédéraux au monde. En 2020, la société a été acquise par F5 au prix d’un milliard de dollars. À ce moment, Shuman a été nommé chef mondial de l’IA.
Aujourd’hui, il est chef de la direction de Reken, une entreprise en démarrage spécialisée dans la cybersécurité et l’IA qu’il a lui-même cofondée. La société développe une plateforme nouvelle génération qui vise à lutter contre la fraude fondée sur l’IA.
En plus d’agir régulièrement en fonction de conférencier invité à l’Université Stanford, il est Fellow principal à la Munk School of Global Affairs & Public Policy de l’Université de Toronto et écrit des articles pour des publications comme le Harvard Business Review, Inc. et Fast Company.
Shuman a grandi à London, en Ontario, et est diplômé de l’Université Western et du MIT. Le Boston Globe l’a inclus dans la MIT150, une liste des plus grands innovateurs associés au MIT, toutes époques confondues.