La conférence 2026 du Consortium national pour la cybersécurité (CNC) a été un lieu de rencontre pour les experts et les leaders canadiens de la cybersécurité, qui leur a permis d’échanger des idées, d’élargir leurs réseaux professionnels et de créer ensemble des stratégies visant à renforcer l’écosystème de la cybersécurité du pays. Cet événement s’est adressé aux chefs de file de l’innovation, aux chercheurs expérimentés et en début de carrière, ainsi qu’aux acteurs qui soutiennent les technologies de pointe canadiennes, tous engagés à faire progresser le secteur.
La conférence 2026 du Consortium national pour la cybersécurité
16-19 juin 2026 Montréal, Québec
La conférence en bref
Jour 1 – Mercredi 17 juin
Compétitions de capture de drapeau Mastercard – Des équipes composées d’étudiants d’écoles canadiennes mettront leur expertise en cybersécurité à l’épreuve lors de notre course de capture de drapeaux.
Workshop 1 – Stimuler l’impact de l’Académie
Workshop 2 – Futures missions de recherche
Réception en soirée – Venez-vous joindre à nous pour un soirée, une occasion incontournable de rencontrer d’autres participants à la conférence.
Jour 2 – Jeudi 18 juin
De nos jours, la souveraineté numérique est une préoccupation opérationnelle pour les gouvernements et les institutions qui dépendent d’infrastructures mondiales. La conférence porte sur le fossé entre le contrôle des flux de données et la diminution de l’exposition aux risques juridiques et techniques. Nous verrons des situations où le chiffrement ou la localisation des données suffisent à bloquer l’accès par l’intermédiaire de chaînes d’approvisionnement non canadiennes pour des raisons de compétence territoriale, de surveillance ou de contrainte juridique. Enfin, nous nous interrogerons sur les types de réponses techniques, juridiques et en matière de politiques qui sont nécessaires afin de protéger la souveraineté de manière efficace et concrète.
Les opérations d’ingérence propulsées par l’ia s’inscrivent dans la menace d’attaque cognitive qui guette les Canadiens et Canadiennes. Leur objectif consiste à fausser les perceptions, à miner la confiance et à empêcher une prise de décision judicieuse. La conférence examine la sécurité cognitive sous l’angle de la cybersécurité, en s’intéressant plus précisément à la manière dont les plateformes numériques, les algorithmes et les auteurs de menaces antagonistes influencent le contenu que la population canadienne voit et juge véridique. Les panélistes établiront des stratégies en matière de recherche et de politiques pour renforcer la résilience démocratique, en particulier chez les jeunes.
À mesure que l’intelligence artificielle s’intègre de plus en plus à l’infrastructure critique, à la défense et aux services publics, la compétence humaine et des priorités nationales réfléchies en matière de recherche seront nécessaires à la sécurité des systèmes d’ia. La conférence aborde deux questions essentielles : la formation actuelle en cybersécurité (fondée sur des pratiques de logiciel traditionnel) est-elle suffisante pour contrer l’ia antagoniste? Le Canada considère-t-il la recherche en sécurité en matière d’ia comme une priorité nationale? Les panélistes examineront les menaces en pleine évolution, les manques à combler en matière de compétences et les investissements nécessaires afin de s’assurer que le Canada puisse développer, tester et défendre des systèmes d’ia qui contribuent à sa résilience future.
À mesure que le Canada modernise ses capacités de cybersécurité et de sécurité publique, les tensions entre le pouvoir de surveillance et les droits démocratiques s’exacerbent. La conférence aborde la manière dont les technologies de pointe (surveillance par IA, exploitation zéro-clic, etc.) Redéfinissent les limites juridiques et éthiques que l’on croyait bien connaître. Les panélistes exploreront comment la recherche et la réglementation canadiennes peuvent façonner l’innovation vers des solutions qui favorisent le respect de la confidentialité et l’imputabilité pour les outils de sécurité de prochaine génération.
Le Canada se classe parmi les pays dont les atteintes à la protection des données sont les plus coûteuses, ce qui fait grimper les coûts en plus de nuire à la sécurité du public et à la productivité nationale. La conférence explore l’incidence sur le temps de réponse et l’ampleur des conséquences d’une mauvaise hiérarchie des priorités et d’un flou dans les rôles des agents techniques, juridiques, décisionnels et réglementaires. Les panélistes établiront la manière dont les réformes en matière de recherche, de formation et de gouvernance pourraient réduire les obstacles et améliorer la coordination entre les secteurs public et privé au Canada.
Jour 3 – Vendredi 19 juin
L’évolution des stratégies canadiennes en matière de défense, d’ia et d’approvisionnement offre une occasion majeure d’aligner les investissements en cybersécurité des FAC à la capacité d’innovation nationale. La conférence examine le rôle des dépenses de défense pour accélérer la recherche à double usage, mettre en place une infrastructure nationale sécurisée et développer les canaux de recrutement nécessaires à une cyberpréparation qui s’inscrit dans la durée. Les panélistes se demanderont comment les modèles de partenariat dans les universités, les entreprises et les autres agences d’innovation peuvent traduire les besoins militaires en capacités d’écosystème additionnelles.
L’identité numérique est devenue un pilier de l’infrastructure moderne et s’étend bien au-delà des documents délivrés par le gouvernement. En effet, elle forme un ensemble dynamique et complexe qui englobe les secteurs de la santé et de la finance, les réseaux sociaux et les systèmes d’ia pouvant deviner l’identité en temps réel. La conférence examine la mise en œuvre de l’authentification, de l’autorisation et de la confiance au sein d’écosystèmes fragmentés, où les motivations des secteurs public et privé divergent fréquemment. Alors que le Canada développe son identité numérique et ses cadres de confiance, les panélistes se posent la question suivante : quelle est la recherche nécessaire sur les plans technique, des politiques et sociojuridique pour veiller à ce que les systèmes d’identité soient sécuritaires, équitables et résilients dans leur conception?
Les systèmes spatiaux sont désormais au centre d’opérations canadiennes essentielles (les patrouilles dans l’Arctique, la sécurisation des communications militaires internationales, etc.), ce qui en fait une infrastructure numérique incontournable confrontée à ses propres enjeux de cybersécurité. La conférence examine le recoupement entre les vulnérabilités des signaux par satellite, des logiciels de contrôle et des services spatiaux et les risques sur Terre, en particulier dans les domaines militaire, de la sécurité publique et des opérations à distance. Les panélistes détermineront les besoins en matière de recherche, de résilience et d’interopérabilité afin d’assurer la sécurité des systèmes cyberphysiques, tout en abordant la planification des capacités futures du Canada.
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